Belbéanie

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Royaumes de Belbéanie

Ardonie

Fondé en 241, l'Ardonie est le premier royaume à avoir vu le jour en Belbéanie.

Il est né d'une légende contant l'ascension d'un jeune fauconnier issu du peuple qui fut choisi par les Hauts-Mages pour régner sur la terre des hommes de l'ouest.

Alors que les autres peuples s'évertuaient à suivre l'enseignement de leurs créateurs, ne s'écartant guère de la voie de la sagesse et de la magie, ceux de la petite Belbéanie, composés principalement de mortels, étaient source d'inquiétude pour les Hauts-Mages qui s'apprêtaient à quitter Belbéanie. Aussi souhaitaient-ils nommer un souverain capable de guider le peuple dans le respect des traditions des Hauts-Mages et veiller sur les plus faibles. Bellcanor et Bellicia furent donc les premiers souverains destinés à régner sur la petite Belbéanie, c'est-à-dire tout le territoire des hommes de l'ouest, des côtes ardoniennes aux montagnes du Béort. Mais ces derniers estimèrent qu'un tel territoire était trop important pour un seul homme et une seule femme et décidèrent, à l'image de leurs huit créateurs, de diviser le territoire en huit royaumes. Ce furent pour commencer les huit contrées de Belbéanie en attendant que des hommes et femmes au cœur noble se montrent dignes de gouverner les futurs royaumes. Bellcanor et Bellicia, eux, prirent possession de l'Ardonie, la plus grande des contrées. Dès l'apparition d'un second royaume, l'appellation de « Haut-Roi » et « Haute-Reine », donnée aux souverains de l'Ardonie, entra dans le langage courant.

La famille royale constitue ce que l'on appelle la « dynastie des Bellénides », dont tous les souverains portent dans leurs prénoms le préfixe « bel », signifiant « premier » dans le langage des Haut-Mages. Cette dynastie brillera par quelques illustres souverains à son commencement, mais connaîtra bien vite l'obscurité lorsque la cupidité et la soif de pouvoir viendront ternir son nom, notamment à l'avènement du peuple des Amazones et la mort tragique de chacune de ses reines. L'un des épisodes les plus marquants de l'histoire des Bellénides fut le règne de Bellcomon dit « le Fou », sous lequel disparut la plus importante prophétie qui prédisait le devenir de Belbéanie, et eut lieu le vol de la grande bibliothèque du Circlévien Magdach, le premier des temples de solitude dont le savoir était inestimable. Autant dire que depuis, les Belbéaniens avancent aveuglés vers un futur bien incertain, ayant perdu tant du savoir de leur passé et tant des connaissances de leur avenir.

L'Ardonie arbore la couleur bleue, symbole de sagesse.

Les Ardoniens ont pour emblème un faucon avec deux diadèmes entrecroisés et l'un des signes des Hauts-Mages : le W.

Leur devise est : Helysas akyvoro shyria ov mechacho moiran, ce qui signifie : « Tant que la lumière brûlera, les ténèbres trembleront ».

En Ardonie se trouve le joyau de Belbéanie, palais de Bellicima, avec ses murs en stildion, pierre blanche aux reflets d'or et d'argent, et ses toits bleu-turquoise. De même, dans les jardins de ce château résident le Belrianir, premier des arbres, et le Belvanor, le grand faucon, premier des êtres.

Cornwall

Bienvenue dans la contrée de Cornwall. La plus méconnue et moins réputée des contrées de la petite Belbéanie, pourtant la plus empreinte de magie. Après la création de Belbéanie et jusqu'à la séparation des terres, cette contrée était habitée par un grand nombre de mages, des mages qui pour la plupart finirent par abandonner ce lieu pour la tranquillité de l'île d'Alkashyrya.

La contrée devint un royaume en 334 après la séparation des terres. Le premier souverain se prénommait Achanor et fut nommé roi par le Haut-Roi d'Ardonie Bellcamon, suite au mariage d'Achanor avec la princesse ardonienne Bellmona, sœur jumelle du futur Haut-Roi. Mais au fil des siècles, ce royaume semblait vivre dans l'ombre de celui du Haut-Roi, ne faisant que très peu parler de lui et secondant l'Ardonie dans tout ce qu'elle entreprenait. Pourtant, ce royaume fut le théâtre de nombre de guerres et ses fils payèrent bien plus que les autres le prix du sang versé pour la défense de Belbéanie. C'est un royaume dont la ligne de succession ne rencontra que peu de litiges ; un seul conflit partagea le royaume en deux et cela remonte au deuxième roi que Cornwall ait connu, Avinor, qui se vit ravir son trône par son petit cousin. Mais depuis lors, aucune succession n'a été contestée et aucune action n'a entachée la dynastie des Cornwallides. Autant dire que c'est un royaume bien paisible qui mériterait de jouir d’une plus grande renommée au cœur des territoires de la petite Belbéanie.

Car c'est pourtant en ces lieux que réside le mystérieux Wolkanor, une créature à l'apparence de loup géant que nul, hormis les souverains de Cornwall, ne peut se vanter d’avoir vue sans avoir rencontré la mort. Et c'est aussi en ce royaume que s'acheva bien tristement l'une des plus belles histoires d'amour de Belbéanie, que fut celle de Dunkald et Eleinadea. Un royaume qui, à l'image de son effigie, est empli de bien des mystères.

Les Cornwalliens ont pour emblème le Wolkanor, qu'Achanor aurait aperçu lors de sa venue en Cornwall, selon la légende.

Leur couleur est le pourpre, symbole de droiture.

Et leur devise est : Kanorastays, Kanoltays, Makyldastays ! qui se traduit par : « Mon Haut-Roi, mon royaume, mon peuple ! »

Laocénie

La Laocénie est un royaume au passé bien sombre, cependant la contrée en elle-même ne connut pas un destin particulier jusqu'au jour de la naissance du royaume en 531 après la séparation des terres. Comme pour Cornwall, le choix du souverain se fit auprès des proches du Haut-Roi, ici le commandant de son armée, et se concrétisa par un mariage avec la fille du Haut-Roi. Cela dit, tous ces évènements ne furent pas particulièrement heureux car entachés par le destin funeste des reines des Amazones qui avaient depuis longtemps revendiqué ce territoire.

La reine des Amazones morte, et son peuple hors-la-loi, le commandant en chef des armées, Lilian, épousa Bellmina mais ne régna que quelques mois avant de mourir de façon inexpliquée, laissant le trône à son fils nouveau-né.

La dynastie des Laocénides fut, aux yeux de certains, bénite car chaque reine mit au monde uniquement des garçons garantissant la lignée de succession et évitant ainsi tout conflit. Mais c'est bien une malédiction qui planait sur cette si parfaite lignée, car nul roi ne vécut au-delà de 40 ans, à l'exception de l'un d'entre eux, qui s'éteignit à l'âge de 42 ans. La plupart des souverains ne passèrent pas même le cap des 30 ans. Le royaume de Laocénie vit donc se succéder nombre de souverains en peu de temps, mais tous se révélèrent des serviteurs dévoués du Haut-Roi.

Le royaume et ses souverains étaient très attachés à la nature et son rôle en ce bas monde, ils la respectaient et vivaient à son rythme. Ils accordaient aussi beaucoup d'importance à la mémoire, au souvenir, comme en atteste leur devise : « Toujours se souvenir pour pouvoir aller plus loin ».

Contrée côtière, le royaume ne dut son expansion qu’à ses ports et son commerce maritime.

La Laocénie arbore la couleur verte, symbole d'espérance.

Les Laocéniens ont pour emblème un arbre et deux épées entrecroisées, que l'on dit être les épées de Lilian et de la reine des Amazones.

Leur devise : Belachinas esdiachin yka telnachas eseltonach, qui se traduit par : "Des racines les plus profondes aux branches les plus hautes"